Un site web responsable pour le Musée Bonnat-Helleu : l’accompagnement de LaNum Pays Basque au démarrage du projet


En novembre 2025, le Musée Bonnat-Helleu de Bayonne a rouvert ses portes après d’importants travaux, avec une nouveauté majeure : un site web entièrement repensé, alliant esthétique, accessibilité et sobriété numérique. Ce projet ambitieux, porté par la Ville de Bayonne, a bénéficié de l’expertise de LaNum Pays Basque, et plus particulièrement de sa référente Numérique Responsable (NR), Nathalie Sauzeau. Retour sur une collaboration réussie, où confiance, rigueur et engagement ont permis de concrétiser un outil numérique à la hauteur des enjeux actuels.


Dès 2023, la Direction du Numérique de la Ville de Bayonne, dirigée par Karine Dupuy, s’est engagée dans une démarche Numérique Responsable, aboutissant au vote d’une stratégie dédiée en décembre 2024. Ce socle a facilité l’intégration des exigences NR dans le cahier des charges du nouveau site web du musée.

« La sensibilisation préalable de la direction a été un atout majeur, » souligne Nathalie Sauzeau. « Sans cette maturité, il aurait été plus difficile de faire accepter des critères aussi exigeants. »

L’accompagnement de LaNum Pays Basque s’est articulé autour d’une équipe projet pluridisciplinaire :

  • François Labarde et Sandra Perez (Chefs de projet numérique, Direction du Numérique) : co-rédacteurs du cahier des charges, intégration des clauses NR, analyse des offres.
  • Laurie Dumora (webmaster, Direction de la Communication) : référente RGAA, garante de l’accessibilité.
  • Arantxa Vaillant (responsable de communication, Musée Bonnat-Helleu) et Julie Loison (documentaliste au Musée Bonnat-Helleu) : porteuses des besoins métiers et de l’identité visuelle.

« Chaque acteur avait un rôle précis, mais c’est la synergie entre nous qui a fait la différence, » explique Sandra Perez.


Les exigences Numérique Responsable au service d’un cahier des charges complet, réaliste et dans les règles

Le cahier des charges a intégré des critères stricts issus du RGESN (Référentiel Général d’Éco-conception des Services Numériques) et du RGAA (Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité). Parmi les points saillants :

  • Éco-conception : objectif d’un EcoIndex B pour chaque page, avec une charte graphique sobre et des contenus optimisés.
  • Accessibilité : conformité RGAA (niveau AA minimum), avec des tests utilisateurs incluant des personnes en situation de handicap.
  • Transparence : création de pages dédiées pour expliquer les démarches d’éco-conception et d’accessibilité.

« Nous avons insisté pour que chaque exigence soit détaillée, car un prestataire doit comprendre que ces critères ne sont pas négociables, » précise Nathalie Sauzeau.

La réussite d’un projet tel que l’écriture d’un cahier des charges d’un site web Numérique Responsable ne s’improvise pas : elle s’appuie sur une combinaison de confiance, de rigueur et de méthode. Nathalie Sauzeau en est convaincue, car elle a pu constater à quel point la confiance entre les membres d’une équipe est le ciment de toute collaboration efficace. Sans cette confiance, les exigences de précision, pourtant indispensables, peuvent être mal perçues et créer des tensions. Or, un cahier des charges Numérique Responsable ne tolère aucune approximation — chaque détail compte.

Pour éviter les écueils, il est crucial de s’appuyer sur des référentiels éprouvés, comme le RGESN et le RGAA. Ces cadres offrent une direction claire et permettent de limiter les interprétations subjectives. 

Cependant, La référente Numérique Responsable de LaNum, rappelle une réalité incontournable : tous les prestataires ne se valent pas. Certains maîtrisent mieux que d’autres les subtilités de ces référentiels, ce qui peut influencer la qualité du résultat final.

Enfin, la réussite dépend aussi d’un processus rigoureux de relecture et d’optimisation. Chaque version du cahier des charges doit être examinée avec soin pour éliminer les ambiguïtés et affiner les formulations. Comme le souligne Nathalie Sauzeau, il ne s’agit pas de chercher la perfection absolue, mais de savoir trancher et avancer. Des fondations solides dès le départ évitent de devoir tout reconstruire plus tard. C’est en alliant confiance, référentiels clairs et rigueur que le projet prend tout son sens et atteint ses objectifs.


Aujourd’hui le résultat est à la hauteur des attentes :

  • EcoIndex B  majoritairement B, pouvant ponctuellement évoluer vers C selon les contenus affichés.
  • Pages dédiées à l’éco-conception et à l’accessibilité, expliquant les choix techniques et les bénéfices pour les utilisateurs.
  • Accessibilité renforcée : le site est utilisable par tous, y compris avec des lecteurs d’écran, conformément à la réglementation en vigueur.

« Les visiteurs peuvent désormais profiter d’un site accessible, sobre et esthétique, » se réjouit Karine Dupuy Directrice de la Direction Numérique de la Ville de Bayonne.

Ce projet illustre comment l’accompagnement expertla confiance et l’engagement des parties prenantes permettent de concilier innovation et responsabilité. « C’est un exemple à suivre pour d’autres collectivités, » conclut Nathalie Sauzeau. « Le numérique responsable est maintenant une réalité pour les responsables de projets de développement de services web, et cela fonctionne sans compromettre les objectifs des projets. »

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